Aujourd'hui je suis resté figé devant la télé, comme tout le monde.
Je suis resté 6 heures devant cette histoire qui s'écrivait...
J'ai eu les larmes aux yeux à plusieurs moments.
Voir tous ces gens qui ont connu la ségrégation accueillir « leur » Président.
Un peuple enfin uni. Une main tendue.
Dans un overdose de protocole, un petit quelque chose de vrai.
Dans ce décor majestueux construit par les souffrances d’esclaves, une paix.
Pas de rancune, ni de peur.
Des espoirs, des joies, des larmes.
Une sorte de réconciliation.
Un rêve atteint, une page que l’on tourne.
C'était magique, incroyablement beau.
"Congratulation, Mister President!"
Et deux millions de personnes en délire.
Aujourd’hui ce n’était pas de la politique.
Pas de pour ou de contre.
Aujourd’hui, pour une journée, je n’étais plus du côté des critiques.
J’étais avec tous ceux pour qui ça faisait du bien.
Tous ceux qui se permettent maintenant de rêver un peu.
Aujourd’hui je n’étais pas Américain, j’étais humain.
Je pensais à tous ceux qui auraient aimé voir ce grand moment.
Tous ceux qui ont lutté pour qu’il arrive.
Aujourd’hui, j’ai espéré un monde meilleur.
"Congratulation, Mister President!"
Et tout un monde qui attend maintenant.